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Le pays qui a aboli son armée — et réécrit son propre destin

1er décembre 1948. Un homme avec un marteau. Et une décision qu’aucun pays n’avait prise avant lui.

Dans un monde qui venait de traverser la Seconde Guerre mondiale et où chaque nation s’armait, un petit pays d’Amérique centrale fit exactement le contraire: il abolit son armée. Non pas suite à une défaite militaire. Non pas sous pression extérieure. Par choix libre — symbolisé par un coup de marteau contre un mur de caserne.

Ce pays, c’est le Costa Rica. Et ce choix a tout transformé: la façon dont le pays investit, protège sa nature, éduque ses citoyens — et la raison pour laquelle il est aujourd’hui l’un des États les plus sûrs, les plus stables et les plus avancés écologiquement du monde.

Pour les voyageurs suisses qui cherchent, dans un contexte mondial incertain, un lieu qui rayonne calme, sécurité et vision, le Costa Rica est bien plus qu’une destination. C’est une posture.

1948Armée abolie77Ans de paix25%Territoire protégé98%Énergie renouvelable

Pourquoi le Costa Rica n’a-t-il pas d’armée? — L’histoire

Ce n’était pas un long processus de paix. C’était une décision — prise à l’issue d’une courte guerre civile, par un homme qui aurait pu gouverner par la force et qui choisit d’ouvrir les mains.

En mars 1948, une brève mais sanglante guerre civile éclata au Costa Rica, déclenchée par l’annulation de l’élection présidentielle remportée par Otilio Ulate Blanco. José Figueres Ferrer — fermier, intellectuel, visionnaire — mena l’opposition et triompha en 44 jours.

Vainqueur, il aurait pu tout obtenir. Il choisit le contraire. Le 1er décembre 1948, il rassembla étudiants, diplomates et personnalités au Cuartel Bellavista — le principal site militaire de San José — et abattit un mur à coups de marteau. Symboliquement. Clairement. Irrévocablement.

«Las victorias militares por sí solas valen poco. Lo que sobre ellas se construye es lo que importa.» — José Figueres Ferrer, 1949 | «Les victoires militaires seules ne valent guère. Ce qu’on bâtit dessus — voilà ce qui compte.»

Le Decreto N° 749 officialisa la dissolution de l’armée. La Constitution de 1949 ancra la décision dans l’Article 12: «L’armée en tant qu’institution permanente est interdite.» La caserne elle-même devint symbole: remise au ministère de l’Éducation, elle est aujourd’hui le Museo Nacional de Costa Rica.

Ce que le Costa Rica a fait de l’argent — au lieu d’armes

L’éducation devint priorité nationale. Dès les années 1950, le Costa Rica comptait plus d’écoles que de casernes. Aujourd’hui, le taux d’alphabétisation dépasse 97%. Le système scolaire est public, gratuit et obligatoire.

Le système de santé, bâti autour de la Caja Costarricense del Seguro Social, devint l’un des plus avancés d’Amérique centrale. Dès les années 1970, l’espérance de vie au Costa Rica était comparable à celle des pays développés. Sans armée. Avec le budget libéré.

En 1949, le Tribunal Supremo de Elecciones fut créé — organe électoral indépendant qui garantit encore aujourd’hui la réputation du Costa Rica comme démocratie stable.

Selon une étude de l’Université du Costa Rica, sans l’abolition de l’armée, le PIB du pays aurait atteint à peine la moitié de sa valeur actuelle.

Le Costa Rica et la protection de l’environnement — une histoire tout aussi courageuse

En 1969, le Costa Rica adopta sa première Ley Forestal — l’une des premières d’Amérique latine, base du réseau de parcs nationaux. Aujourd’hui, plus de 25% du territoire national est sous protection officielle.

En 1995 suivit la Ley Orgánica del Ambiente, loi-cadre intégrale ancrant biodiversité, droits à l’eau et responsabilité écologique. En 1994, le droit à un environnement sain fut intégré dans la Constitution — une étape pionnière mondiale.

Sur seulement 0,03% de la surface terrestre, le Costa Rica abrite environ 6% de la biodiversité mondiale. 53% du territoire est couvert de forêts. 98% de l’électricité provient de sources renouvelables.

Le Costa Rica est-il une destination sûre? — La réponse honnête

Le Costa Rica n’a été impliqué dans aucun conflit armé depuis plus de 75 ans. Il n’a pas de litiges territoriaux actifs, pas de groupes paramilitaires, pas d’instabilité politique. La démocratie fonctionne sans interruption depuis 1949.

Comme toute société, le Costa Rica a ses défis: criminalité dans certains quartiers de San José, vols comme dans tout pays touristique. Mais la violence structurelle ou les risques militaires — cela ne fait pas partie de la réalité costaricienne.

Le Costa Rica est le seul pays d’Amérique centrale classé comme démocratie pleine sans interruption depuis plus de 75 ans (Economist Intelligence Unit, Indice de démocratie 2023).

Ce que tout cela a à voir avec votre voyage

Quand vous voyagez au Costa Rica, vous pénétrez dans un pays qui investit depuis des générations dans l’éducation plutôt que dans les armes. La nature qui vous émerveille est protégée par des lois plus anciennes que bien des lois environnementales européennes. Cela se ressent.

Swiss Tropical Tourism a été fondé par la famille Dähler — racines suisses, foyer costaricien depuis des décennies. Ils connaissent l’histoire de ce pays de l’intérieur. Et ils la partagent, quand quelqu’un écoute.

Voyager au Costa Rica aujourd’hui, c’est pénétrer dans un pays qui a répondu, il y a des décennies, à des questions que le monde pose encore.

Le Costa Rica et la Suisse — plus de points communs qu’on ne le croit

La Suisse est neutre depuis des siècles. Le Costa Rica est sans armée depuis 1948. Les deux ont décidé que la sécurité ne vient pas des armes, mais de la stabilité, des institutions et de la prospérité. Les deux sont petits, verts, et exercent une influence mondiale disproportionnée sur les questions de démocratie et de durabilité.

La famille Dähler — racines suisses, foyer costaricien — incarne ce lien mieux que quiconque. Quand Swiss Tropical Tourism organise un voyage, c’est une invitation à comprendre un pays qui mérite d’être compris.

Questions fréquentes — Costa Rica, paix et voyage sûr

❓  Pourquoi le Costa Rica n’a-t-il pas d’armée?

Le Costa Rica a aboli son armée le 1er décembre 1948 par décision du président José Figueres Ferrer. Il choisit d’investir les ressources libérées dans l’éducation, la santé et le développement social. En 1949, l’interdiction d’une armée permanente fut inscrite dans l’Article 12 de la nouvelle Constitution.

❓  Quand l’armée a-t-elle été abolie au Costa Rica?

L’abolition officielle intervint le 1er décembre 1948 via le Decreto N° 749. Le moment symbolique fut marqué par Figueres frappant à coups de marteau un mur du Cuartel Bellavista (aujourd’hui Museo Nacional). La Constitution de 1949 rendit cette abolition permanente et constitutionnellement contraignante.

❓  Le Costa Rica est-il une destination sûre pour les touristes suisses?

Oui. Le Costa Rica est l’un des pays les plus stables et les plus sûrs d’Amérique latine. Il n’est impliqué dans aucun conflit armé depuis plus de 75 ans, dispose d’une démocratie fonctionnelle et est exempt de risques militaires ou d’instabilité politique.

❓  Quelles lois environnementales pionnières le Costa Rica a-t-il adoptées?

Le Costa Rica a adopté en 1969 une Ley Forestal (loi de protection des forêts), parmi les premières en Amérique latine. En 1994, le droit à un environnement sain fut intégré dans la Constitution. En 1995, la Ley Orgánica del Ambiente suivit. Aujourd’hui, plus de 25% du territoire est sous protection officielle.

❓  Quel pourcentage de l’électricité provient de sources renouvelables au Costa Rica?

Environ 98% de l’électricité du Costa Rica provient de sources renouvelables — hydraulique, éolien, géothermique et solaire. Le pays a plusieurs fois alimenté l’intégralité de sa consommation annuelle à 100% d’énergies renouvelables.

❓  Pourquoi le Costa Rica est-il une destination aspirationnelle pour les Suisses?

Le Costa Rica et la Suisse partagent des valeurs fondamentales: neutralité, stabilité, investissement dans les personnes plutôt que dans l’armement, protection de la nature et institutions démocratiques. Swiss Tropical Tourism, fondé par la famille Dähler qui vit depuis des décennies au Costa Rica, offre un accès direct et authentique à ce pays.

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